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Fiscalité de la location saisonnière à Megève : ce que tout propriétaire doit savoir

25.08.2026

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6 min de lecture

Information générale, pas un conseil personnalisé

Cet article a une vocation strictement informative et générale. Il ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni un conseil comptable personnalisé, et ne remplace pas l’avis d’un professionnel qualifié. Les règles fiscales évoluent chaque année : avant toute décision concernant votre situation, consultez un expert-comptable, un notaire ou votre centre des impôts, et vérifiez les informations à jour sur les sites officiels cités en sources ci-dessous.

Si vous louez un appartement ou un chalet meublé à Megève de façon saisonnière, vous devenez, du point de vue de l’administration fiscale française, un « loueur en meublé ». Ce statut obéit à des règles précises — et souvent mal comprises — qui déterminent comment vos revenus sont imposés, quel régime choisir, et quelles démarches accomplir. Voici les bases, vérifiées directement auprès des sources officielles.

En bref

  • La location meublée saisonnière est imposée en tant que revenus BIC (bénéfices industriels et commerciaux), et non en revenus fonciers.
  • La grande majorité des propriétaires saisonniers relèvent du statut LMNP (loueur en meublé non professionnel), sauf si deux conditions cumulatives précises sont réunies.
  • Deux régimes d’imposition existent : le micro-BIC (simplifié, abattement forfaitaire) et le régime réel (déduction des charges réelles) — le seuil applicable dépend du type de location.
  • Une taxe de séjour s’applique aux locations saisonnières, y compris à Megève ; son montant est fixé chaque année par la commune.

Le statut LMNP : le point de départ pour la plupart des propriétaires

Dès lors que vous mettez en location un logement meublé — à l’année, en saisonnier ou pour de courts séjours touristiques — vous exercez une activité de « loueur en meublé » au sens fiscal. Cette activité est professionnelle uniquement lorsque deux conditions sont réunies en même temps, selon l’article 155, IV du Code général des impôts : les recettes annuelles tirées de cette activité par l’ensemble du foyer fiscal dépassent 23 000 €, et ces recettes dépassent les autres revenus du foyer (salaires, autres bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices agricoles, bénéfices non commerciaux).

Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie, vous relevez du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) — c’est le cas de la grande majorité des propriétaires qui louent un ou deux biens en complément d’autres revenus, ce qui correspond au profil typique d’un propriétaire saisonnier à Megève. Le caractère professionnel ou non s’apprécie au niveau du foyer fiscal dans son ensemble, et s’applique à toutes les locations meublées du foyer.

Micro-BIC ou régime réel : comment vos revenus sont imposés

Que vous soyez LMNP ou loueur en meublé professionnel, un principe reste constant : les revenus tirés de la location meublée sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) — et non dans la catégorie des revenus fonciers, contrairement à une location vide. C’est une distinction fondamentale, qui détermine ensuite les régimes d’imposition applicables et les cases à remplir sur votre déclaration.

Deux régimes existent pour déclarer ces revenus :

  • Le régime micro-BIC, simplifié : vous déclarez le montant brut de vos recettes, et un abattement forfaitaire représentatif de charges est automatiquement appliqué (minimum 305 €), sans avoir à justifier vos dépenses réelles.
  • Le régime réel, plus lourd administrativement mais souvent plus avantageux si vos charges sont importantes : vous déposez une déclaration n°2031 et déduisez vos dépenses réelles, y compris l’amortissement du bien et du mobilier.

Le régime micro-BIC s’applique par défaut lorsque vos recettes de l’année précédente (ou de l’avant-dernière année) ne dépassent pas un certain seuil — étant précisé qu’il ne s’agit pas d’un seuil unique : il dépend du type de location. À la date de rédaction de cet article, et selon la page officielle d’impots.gouv.fr consultée directement (mise à jour le 23 avril 2026), le régime micro s’applique jusqu’à 15 000 € de recettes pour les meublés de tourisme non classés (abattement de 30 %), et jusqu’à 77 700 € pour les chambres d’hôtes, les meublés de tourisme classés et les autres locations meublées, dont la location meublée de longue durée (abattement de 50 %). Au-delà, le régime réel s’applique de plein droit. Ces seuils ont déjà été modifiés ces dernières années et peuvent évoluer à nouveau : vérifiez toujours le montant en vigueur sur impots.gouv.fr avant de vous en servir pour vos calculs, plutôt que de vous fier à un chiffre lu ailleurs.

Au-delà de la déclaration de revenus, être loueur en meublé implique d’autres démarches administratives, quel que soit votre régime : obtention d’un numéro SIRET, et redevabilité de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE) — avec, selon les situations, une possible redevabilité de la TVA ou de la CVAE. C’est un point souvent découvert trop tard par les propriétaires, en particulier les non-résidents : mieux vaut s’enregistrer et déclarer correctement dès le départ que corriger une situation après coup.

La taxe de séjour à Megève

Distincte de l’impôt sur le revenu, la taxe de séjour est une taxe locale, due en principe par le vacancier qui séjourne dans votre logement, et non par vous en tant que propriétaire. Créée par une loi de 1910, elle peut être instituée par les communes qui réalisent des dépenses en faveur de l’accueil touristique — une possibilité étendue aux communes de montagne dès 1985. La Mairie de Megève a confirmé, sur son propre site, avoir institué une taxe de séjour au réel sur l’ensemble de son territoire, régie par une délibération du conseil municipal du 1er septembre 2015, toujours en vigueur.

Le tarif, fixé chaque année par le conseil municipal, varie selon la catégorie et le classement de l’hébergement, et peut être révisé d’une saison à l’autre — nous ne l’indiquons pas ici, précisément parce qu’il évolue et que le seul chiffre fiable est celui publié par la mairie elle-même au moment de votre réservation. En pratique, si vous passez par une plateforme de réservation en ligne, celle-ci collecte souvent la taxe automatiquement pour le compte du propriétaire et la reverse à la commune. Si vous louez en direct, c’est à vous de la collecter auprès de vos locataires et de la reverser selon les modalités fixées par la Mairie de Megève.

Gérer correctement ces obligations dès le départ — statut, régime d’imposition, taxe de séjour, formalités déclaratives — évite bien des complications a posteriori, surtout lorsque l’on ne réside pas à Megève à l’année. C’est précisément là que la partie opérationnelle de la gestion locative peut simplifier la vie d’un propriétaire, même si elle ne remplace jamais un conseil fiscal ou juridique personnalisé : découvrez ce qu’inclut la gestion locative saisonnière avec Ascent Megève, ou consultez notre article sur ce qu’inclut vraiment notre accompagnement pour la partie gestion du quotidien.

Sources

Les règles, statuts et mécanismes fiscaux cités dans cet article proviennent des sources officielles suivantes, consultées et vérifiées directement en août 2026 :

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